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De Lisieux aux studios d’NRJ, Benjamin Fenêtre ouvre la porte du succès

Le gamin qui faisait rire ses copains d’immeuble ou d’école, « mais je travaillais bien » s’amuse-t-il à rappeler, a fait bien du chemin. À seulement 25 ans, Benjamin Fenêtre travaille depuis un an aux côtés de l’animateur Cauet. Pas question pour autant d’oublier sa ville qu’il aime tant : Lisieux. Avec un pied dans chaque capitale ; celle de la France et celle du Pays d’Auge, le jeune comédien doté d’une énergie débordante fourmille de projets. Mais ne croyez pas que derrière ses grimaces, ses mimiques ou ses mots qui font rire, tout est facile. Il y a une grande part de travail à l’abri des regards. Et surtout, Benjamin doit composer avec sa timidité qu’il avoue combattre au fur et à mesure que sa carrière se dessine. Un peu comme l’ont fait ses idoles Louis de Funès et Charlie Chaplin autrefois, et Christian Clavier aujourd’hui. Sans doute la part d’ombre des grands comédiens et la face cachée du succès… Rencontre avec celui dont on n’a pas fini d’entendre parler. À la radio, et ailleurs.

Samuelito ©Meg Pfeiffer_L'Happy mensuel
César primeur Lisieux_L'Happy mensuel

Comment vous est venue l’idée de faire de la radio ? Quel a été l’élément déclencheur ?

En fait, l’idée de la radio est venue après celle de la télé. Depuis gamin j’ai toujours voulu faire rire. L’émission qui a été le déclic c’est le Bigdil. J’avais environ 5 ans, et dans l’immeuble où j’habitais, mes voisins venaient me chercher pour que je leur fasse Lagaf’ et les faire rire. Ils avaient 15 ans et c’était mon premier public.

 

Et en 2015, vous avez fait vos premiers pas dans une radio…

Tout à fait. Quelques mois après la création de la radio associative LexoRadio, j’ai pris contact avec son président. Ce passage a été un vrai laboratoire pour moi. J’ai animé une émission, créé plein de choses ; des personnages, des rubriques…

 

Vous avez été ambassadeur de la ville de Lisieux. Qu’est ce que cela vous a apporté ?

À vrai dire, au début, j’ai fait des vidéos pour la ville. J’ai appris que j’avais eu le rôle d’ambassadeur au moment de partir (ndlr : pour faire ses études). Ça m’a apporté beaucoup de choses. De belles rencontres déjà, mais aussi de la crédibilité. C’est top de mettre ça sur son CV !

 

À vos débuts, vous avez écrit des sketchs tournés sur l’autodérision en lien avec votre nom de famille. Vous avez aussi fait quelques scènes. Envisagez-vous un one man show ?

Oui c’est vrai, c’est une chance de m’appeler Fenêtre (rires). Ma première scène c’était d’ailleurs à Lisieux. Pour le moment, je n’ai aucun spectacle de prévu, et pas de nouveaux sketchs en écriture. Je suis encore assez timide pour monter sur une scène pendant plus d’une heure. Un jour sûrement, mais pas maintenant.

 

L’année dernière, vous avez rejoint l’animateur Cauet sur NRJ. Quel est votre rôle exact à ses côtés ?

Je fais partie des auteurs chargés de trouver de la matière, des sons, des actus, des vannes… Je suis avec une super équipe. J’ai commencé par un stage de deux mois dans le cadre de mes études et là j’y suis encore. D’ailleurs, pour la rentrée, je signe un contrat. Dès la fin août, ce sera 5 heures d’émission par jour ! C’est juste incroyable de me retrouver avec Cauet qui me faisait rire quand j’étais plus jeune.

 

En début d’année, vous avez remporté le prix national des jeunes talents pour la télé et Internet, présidé par l’animateur Jean-Luc Reichman. Qu’est ce que cela a changé pour vous ?

J’avais candidaté il y a deux ans, mais je n’avais pas été retenu. Là, j’ai envoyé la première vidéo que j’avais fait sur la ville de Lisieux, et ça a fonctionné. Ça prouve que je fais du bon travail. C’est une petite chance de plus dans le milieu.

 

Aujourd’hui vous êtes à la radio, mais est-ce que la télé vous intéresse aussi ?

La télévision reste vraiment un objectif pour moi. Je ne suis encore jamais allé frapper à la porte d’une production ou d’une chaîne. Peut-être par peur d’être refoulé. Ça viendra, j’irai sans doute au culot. Mais chaque chose en son temps.

 

Depuis quelques semaines, vous faites des vidéos humoristiques de « visites mal guidées ». Elles remportent un vrai succès sur les réseaux sociaux. Comment cette idée est née ?

Avec mon ami Karl (ndlr : Lefebvre, de Ilana production) on mangeait un Mac Do et on voulait faire une vidéo pour se marrer. On était devant l’espace Victor Hugo à Lisieux et j’ai sorti une vanne. Puis on a commencé à faire le tour de la ville, où je me prenais pour un guide touristique qui n’y connaissait rien. Je le rappelle, c’est de l’humour, du 8e degré. La vidéo sur Lisieux a été réalisée dans l’improvisation totale. Pour les autres, une base a été écrite, mais sur place, selon les situations et les gens que l’on croise c’est là aussi improvisé.

Vous avez déjà tourné quatre vidéos sur Lisieux, Deauville, Rouen et Caen. Est-ce qu’il y en a d’autres au programme ? Et envisagez-vous de développer le concept ?

On espère pouvoir en faire une autre en août. Après, ça sera peut-être plus difficile dans la mesure où je serais à Paris pour mon travail à la radio. Mais j’aimerais pouvoir décliner ces « visites mal guidées » dans plusieurs villes de France, et pourquoi pas les proposer à la diffusion sur une chaîne de télé sous forme de pastille. Pour cela, il faudrait que je trouve des sponsors, une maison de production…

Publié en août 2020

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