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Le retour de la Pecten Maximus… Est-ce que c’est grave docteur ?

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L’automne, qui a commencé le 22 septembre cette année, nous réserve, bon an, mal an, son lot de joyeusetés immuables.

Cela ne vous a certainement pas échappé : les feuilles – à commencer par celles des impôts –tombent. Les jours raccourcissent inexorablement, et il faudra attendre le solstice d’hiver le 22 décembre, voire le 26 décembre, pour que la tendance s’inverse et que les jours rallongent de nouveau. Et pour en rajouter une couche, la Pecten Maximus est de retour ! Et là, je vous entends demander, l’air hagard, des trémolos dans la voix : c’est grave docteur ? Encore une épidémie ? Le vaccin est-il disponible ?

Certes, je ne suis pas docteur, mais j’ai tout de même la possibilité de vous apporter un élément de réponse. Lorsqu’on vous dit que la Pecten Maximus est de retour inutile d’avoir peur, bien au contraire ! Car la Pecten Maximus, une fois vulgarisée pour en faciliter la compréhension, devient tout simplement la Coquille Saint-Jacques, la fameuse, la délicieuse !

Un texte, glané sur la toile d’araignée mondiale, ayant pour auteure Anne Bay-Nouailhat, chargée d’études en environnement marin, nous en apprend davantage sur ce bivalve hors du commun :
:

Pecten Maximus est un mollusque bivalve pouvant atteindre 15 cm de diamètre. De couleur marbrée variant du beige au brun, la Saint-Jacques, puisque c’est d’elle qu’il s’agît, possède une coquille inéquivalve : c’est-à-dire que la valve supérieure est aplatie, tandis que la valve inférieure est bombée. Sur chaque valve rayonnent 15 à 17 côtes arrondies. Elle colonise l’Atlantique, de la Norvège jusqu’aux Iles Canaries, ainsi que la Mer du Nord et la Manche. Notre région abrite donc de précieux gisements, pour le plus grand bonheur des gourmets. Sachez enfin que sa pêche est extrêmement réglementée, tant en période qu’en volume, pour en limiter la surexploitation.

La recette du jour

Une fois que vous avez fait votre marché, et que toutes vos papilles sont en éveil, il ne vous reste plus qu’à préparer vos coquilles. J’ai choisi de demander à Frank Senez, Chef cuisinier du restaurant « À l’Intuition« , à Dives-sur-Mer de nous livrer l’une de ses recettes :

  • Préparez une crème de cèpes, et quelques cèpes émincés.
  • Faites revenir les Saint-Jacques à la poêle, avec la préparation « crème et cèpes ».
  • Servez avec une mousseline de céleri et des légumes frais de saison.
  • Accompagnez ce plat d’un verre de Riesling, et vous aurez réellement l’impression que tous vos Noëls arrivent en même temps !

Sachez enfin qu’À L’Intuition, la règle est simple : une bonne nouvelle n’arrive jamais seule ! Dès que vous en aurez à nouveau la possibilité, courrez-y et essayez l’assiette de fruits de mer « chaude ». C’est à tomber ! Et il y a également une cerise sur le gâteau ; l’accueil que vous réservera Adeline vous laissera un souvenir impérissable de votre visite dans leur établissement.

 

Saint-Jacques … tout un symbole

On peut difficilement évoquer la coquille Saint-Jacques sans faire allusion au symbole qu’elle représente dans la chrétienté. Figurez-vous que la coquille Saint Jacques que les pèlerins, les jacquets pour être précis, ramenaient des côtes de la Galice était une preuve de leur long périple. Au début de ces grandes migrations, les pèlerins ramassèrent quelques coquillages qu’ils cherchaient sur les plages et qu’ils ramenaient chez eux. Depuis l’Antiquité on portait des coquillages pour se préserver du mauvais sort et de toutes sortes de maladies.

Pour des raisons symboliques, la coquille s’est imposée comme attribut de l’apôtre et a donc pris le nom de Saint Jacques. Accrochée sur le chapeau, sur le sac ou sur la cape, elle va devenir l’emblème de tous les pèlerins. Elle permettait de se distinguer des autres voyageurs, elle avait un pouvoir protecteur, et permettait aussi de boire dans les fontaines ou de demander l’aumône car à la vue de la coquille, la charité devenait un acte obligatoire.

Le Pèlerin, qui se targue de nous livrer « L’actu à visage humain » vous dit tout sur le balisage, le budget et les conseils pratiques sur Compostelle et son pèlerinage.

Publié en novembre 2020

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