07 49 19 21 49 redac@happy-mensuel.fr
Logo L'Happy mensuel

Samuelito, le p’tit Normand devenu génie Français du flamenco

C’est un gars t’ché nous qui inaugure cette rubrique. Né à Caen il y a 27 ans, Samuel Rouesnel – de son nom de scène Samuelito – est tout simplement un génie du flamenco, reconnu par ses pairs à travers le monde. Pour le jeune artiste, la culture espagnole n’a aucun secret. Il parle même la langue couramment. Bercé par la guitare – puisqu’il en avait une dans son berceau – Samuelito peut en jouer jusqu’à 8 heures par jour ! « Le flamenco a changé ma vie. Sur scène, je veux transmettre ce qui m’a changé ». C’est par cette phrase qui en dit long sur sa passion, que Samuel s’est livré à L’Happy. Olé !

Samuelito ©Meg Pfeiffer_L'Happy mensuel
Plein ciel Dalbe Lisieux_L'Happy mensuel

Comment de Caen se retrouve-t-on sur les grandes scènes internationales ? Quel est votre parcours ?

C’est un choix qui s’est imposé très tôt à moi. Des proches me disent que déjà à 5 ans je voulais devenir guitariste. En famille j’étais dans un environnement de guitare. L’idole de mon grand-père était Paco de Lucia. à l’âge de 6 ans j’ai intégré le conservatoire de Caen, jusqu’à 18 ans, pour ensuite rejoindre le Pôle supérieur de musique à Paris pour mes diplômes de guitare classique et d’enseignement.

Et maintenant, à quand la danse, les claquettes ou les castagnettes ?

J’aime beaucoup chantonner. D’ailleurs, le chant c’est la base du flamenco. Et je fais aussi des percussions, donc des castagnettes.

Au-delà de la guitare, qu’est-ce qui vous plaît dans la culture hispanique et gitane ?

Elles ont des différences quand même. Dans la culture espagnole il y a les paysages, la nourriture, l’architecture, l’ambiance et surtout l’authenticité. Chez les gitans, nombreux en Andalousie, c’est la culture familiale. Dans une fiesta flamenca, ils dégagent quelque chose de vraiment particulier.

Qu’est ce que vous vous voyez faire dans 10 ans ?

Déjà, continuer de faire ce que je fais aujourd’hui : de la scène puis des albums. Je vais développer ma présence sur les réseaux sociaux, ouvrir une école en ligne, une page de soutien aux artistes avec du contenu. Et il y a mon projet de flamenco avec chant, danse et percussions qui portera mon nom.

Avez-vous toujours des liens avec Caen ?

Oui toujours. Mes parents déjà, et mes amis. Il y a aussi les concerts qui me procurent une émotion particulière. Les salles y sont toujours pleines et je reçois toujours une standing-ovation.

Qu’est qui pourrait relier les prairies normandes à l’Andalousie ?

En Normandie il y a pas mal d’immigrés andalous. Moi j’ai beaucoup d’amis dont les parents sont venus ici à cause de Franco. Et il y a de vrais passionnés de flamenco. En revanche, pour l’Andalousie, je ne vois pas de lien avec la Normandie.

Parlons guitares. Combien en avez-vous ?

En tout, j’en ai 5, dont une démontable plus pratique pour les voyages. Les quatre autres ont été fabriquées spécialement pour moi par un luthier breton.

Samuelito pour le nom de scène, c’est parce que Samuel ça ne faisait pas assez espagnol ?

En fait, on m’a donné ce surnom. Mon premier prof de flamenco m’appelait comme ça. Et lors de mon tout premier concert à Caen, sur les affiches il y avait le nom de Samuelito. Au début je ne l’aimais pas trop. Mais aujourd’hui il me va très bien car je resterai toujours un enfant passionné de flamenco.

À part la guitare, c’est quoi la vie de Samuel en terme de culture ou de sport, par exemple ?

Je ne peux pas vivre sans sport. Je fais beaucoup d’exercices physiques, du yoga, de la natation – que je faisais déjà à Caen – c’est bon pour la santé. Quant à la musique, j’adore celles qui sont traditionnelles, authentiques, liées à un mode de vie comme les musiques mongoles, turques, russes, juives, … Mais dans un autre style j’aime aussi Orelsan. Et ce bien avant qu’il soit connu. Fier d’être Caennais ! D’ailleurs, ce n’est pas impossible qu’on fasse un projet ensemble.

Pour terminer, comment s’est passé votre confinement ?

Très bien ! J’ai avancé sur plein de projets, et je me suis aussi reposé. Après trois années intenses ça a fait du bien.

L’info en +

Le flamenco est un genre artistique né au XVIIIe siècle en Andalousie, région la plus au Sud de l’Espagne ayant Séville pour capitale. Issu des cultures musulmane, juive et chrétienne, le flamenco est devenu au fil du temps l’identité de l’Espagne, et même un attrait touristique. Le plus souvent, les hommes sont à la guitare et les femmes à la danse, vêtues de somptueuses robes. Joué, dansé et chanté, le flamenco a été inscrit en 2012 par l’UNESCO au patrimoine culturel immatériel de l’Humanité.

Publié en juin 2020

Suivez-nous !

Nos derniers articles dans la même catégorie

Dans les oreilles de Damien, joueur d’orgue à Villers-sur-Mer

Dans les oreilles de Damien, joueur d’orgue à Villers-sur-Mer

Dans les oreilles de Damien, joueur d'orgue à Villers-sur-MerPour assouvir sa passion de la musique, Damien aime prendre de la hauteur. Non pas qu’il joue de la guitare à bord d’un avion, l’aéronautique étant son autre passion, mais il est organiste à l’église...

Dans les oreilles de Jérémy Erna, l’amoureux de la chanson française

Dans les oreilles de Jérémy Erna, l’amoureux de la chanson française

Dans les oreilles de Jérémy Erna, l’amoureux de la chanson françaiseLa chanson française n’a aucun secret pour lui. Jérémy la chante et la joue, presque du matin au soir ! Et c’est ainsi depuis qu’il a commencé à parler. D’ailleurs, chaque année, le Père Noël avait un...

Dans les oreilles de Gérald Guignot, un cœur de rockeur !

Dans les oreilles de Gérald Guignot, un cœur de rockeur !

Dans les oreilles de Gérald Guignot, un cœur de rockeur !Le nom de Gérald Guignot doit forcément vous évoquer quelque chose. Directeur du festival "Lame de son" à Trouville-sur-Mer, auparavant appelé "Le sable, les mouettes et les guitares électriques", c’est lui qui...